Textes de comédies, avec humour, impertinence... et originalité


Les textes du théâtre contemporains ne sont pas forcément du niveau du rap français !

Les premiers mots de quelques pièces

Trois femmes et un amour.

Anne, Fanny et Karine ont au moins un point commun : elles ont amoureusement connu l’écrivain, auteur de chansons, auteur pour le théâtre Théo avant sa célébrité et il a utilisé leurs histoires dans ses textes.
Théo doit recevoir la médaille des arts et des lettres, des mains du président de la République. Les trois muses ont été invitées et se retrouvent dans un salon d’attente du ministère de la Culture... Mais...

Acte 1

Scène 1


Une discussion très amicale entre Fanny et Anne, installées dans de confortables fauteuils. Elles sont habillées d’une manière décontractée et même cool.

Fanny : - Tu vois, si j’étais restée dans le bouddhisme, je n’aurais jamais découvert le rebirth.
Anne : - Mais tu n’as pas l’impression que le rebirth n’est qu’une variante de principes bouddhistes, un remake à la sauce occidentale ?
Fanny : - La respiration consciente, c’est bien autre chose que le zen.
Anne : - Pour l’instant, tout ce que tu m’en as expliqué, j’ai l’impression de termes différents pour la même chose. Mais il est vrai que derrière la notion de zen on met tout et n’importe quoi ici.
Fanny : Peut-être que pour toi, qui vis au cœur du bouddhisme, tu retrouves des similitudes mais ce que j’ai connu ici était très superficiel.
Anne : - Entre Lille et Dharamsala, on peut comprendre que la vie soit différente, donc les motivations aussi.

Entre Karine, très pomponnée.

Karine : - Oh ! Bonjour mesdames... je crois qu’on se connaît de vue sans jamais s’être rencontrées.


Livre Trois femmes et un amour .



Ça magouille aux assurances.

Distribution : six femmes.

Histoire : En ce temps-là, au début des années 1990, le tabac régnait dans la société française. Néanmoins, Clara, la cafetière (la veuve de Jojo), avait accordé une salle aux non-fumeurs, utilisée uniquement par des femmes. Une seule table avec Françoise, Pierrette, Jeanne et Jocelyne. Quatre veuves. Mais la première part désormais avant 8 heures. Pourquoi ? Mystère ! Et elle est remplacée par Claude, « une brave fille. »

Un jour d’anniversaire, Françoise avoue ses grands secrets. Mais Claude n’était pas là par hasard, elle attendait sa confidence.
Claude est inspectrice des assurances, en mission, en recherche de preuves dans des arnaques aux fausses déclarations.
Personnages :
Quatre joueuses de belote, d’une cinquantaine d’années : Françoise, Pierrette, Jeanne, Jocelyne.
La cafetière, Clara, d’âge proche.
Claude, plus jeune, remplace Françoise, à 8 heures.


Acte 1

Scène 1


Françoise, Pierrette, Jeanne, Jocelyne. Puis Clara et Claude.
Une pièce non-fumeur à l’étage, isolée, d’un café. Trois tables. À l’une, quatre femmes jouent à la belote, abattent les dernières cartes d’une partie.

Françoise, de dos : - Faut que j’y aille.
Pierrette : - Eh la Françoise, tu vas pas encore nous abandonner. Il n’est même pas huit heures.
Françoise : - Eh ! J’ai promis. J’ai promis de rentrer à huit heures moins le quart et je n’ai pas une fusée. (Elle se lève) Vous trouverez bien un agréable monsieur préférant les feuilles de Prévert à celles du tabac.
Jeanne : - En descendant, demande au moins à Clara, qu’elle nous remette une tournée...
Françoise : - Et je vous l’offre, la tournée.
Jeanne : - T’as fait une bonne affaire, la Françoise ?...
Jocelyne : - Oh !... quand la Françoise sourit comme ça !... Il faudra que tu nous racontes ça.
Françoise : - Un jour j’écrirai mes mémoires, je te l’ai déjà dit !... Elles seront publiées comme des confessions, pour la postérité, quand j’aurai quitté ce bas monde... (elle s’en va)
Pierrette, lui criant : - Et n’oublie pas de demander à Clara qu’elle nous dégote un non-fumeur sachant jouer à la belote... Si tu as le temps, il n’est pas comme le train, il t’attendra ! (aux autres :) elle ne rate jamais l’occasion de nous placer un peu de littérature... elle a changé la Françoise...
Jeanne : - Ça tu l’as dit !


Livre Ça magouille aux assurances (avec 6 femmes... ou 6 hommes... pièces différentes !)



Avant les élections présidentielles.

Trois hommes, deux femmes

Par «  mesure de commodité », nous attribuons aux personnages des prénoms couramment usités dans les hautes sphères, en France, à la fin du deuxième millénaire (toute ressemblance avec des personnalités... imaginez la suite !). Osons même une date naturellement purement indicative : 1994.

Jacques : la soixantaine, maire d’une très grande ville, peut-être même la capitale du pays ; il souhaite obstinément devenir président de la République.
Bernadette : la soixantaine, très vieille France, son épouse.
Claude : leur fille, vingt-cinq ans.
Bernard : majordome... appelé Georges par Bernadette.
Jean-François : successeur de Bernard au poste de majordome... appelé Georges par Bernadette.


Acte 1

Scène 1


Le salon bourgeois, vaste, kitsch, dans les appartements privés de monsieur le maire. Jacques, en peignoir, de dos, arrose une herbe bien verte dans un aquarium, avec une bouteille de champagne. Entre Bernadette, allure se voulant très distinguée, tenue mondaine.

Bernadette : - Jacques, mon ami, voyons.
Jacques, bien éméché, se retournant : - Ah ! Vous, très chère épouse, (en souriant :) déjà ! Quelle agréable surprise. Bernadette : - Jacques, du Dom Pérignon !
Jacques : - C’est pour la pelouse.
Bernadette : - Jacques, voyons, pas avec du Dom Pérignon.
Jacques : - Puisque vous n’en prenez pas, pourquoi ne pas en faire profiter cette magnifique pelouse.
Bernadette : - Vous m’expliquerez, un jour, pourquoi vous accordez une telle attention à ces quelques brindilles.
Jacques : - Mais je vous l’ai déjà confié, très chère et bonne épouse, ce gazon, ce sont mes sondages à moi. Il est vert, donc tout va bien, les sondages vont suivre ! Les français reverdissent quand on les arrose.
Bernadette : - Jacques, arrêtez de vous torturer, c’est fini. C’est fini, Jacques, nos rêves.

Livre Avant les élections présidentielles .



Les secrets de maître Pierre, notaire de campagne.

La vie dans une petite étude notariale de province, avec le vieux maître Pierre accroché à son poste, refusant de passer la main à son fils... mais posant régulièrement ses mains sur sa belle-fille. Ce qui ne constitue pas le plus grand secret de sa vie. Une belle-fille officielle au cœur d’un imbroglio sentimental que seul des tests ADN pourraient démêler... De qui sera l’enfant ? Son mari, son beau-père ou un troisième homme ? Madame Machiavelle choisira. Et du coffre-fort sortira une vieille pierre, le grand secret de cette famille...

Acte 1

Scène 1


Un petit village du sud-ouest. L’étude de maître Pierre. Meubles anciens. Un bureau avec le fauteuil directeur du notaire. Deux chaises devant le bureau et quatre entre les deux portes, la première donnant sur l’extérieur (via un couloir), l’autre sur le secrétariat.
Aux murs, quelques tableaux, scènes de chasse et châteaux.

Debout, Florence et Yvonne, des papiers en main.

Yvonne : - Que se passe-t-il, Florence ?
Florence : - Comment avez-vous deviné que j’allais vous poser une question importante ?
Yvonne : - Yvonne ne dit rien mais elle devine tout.
Florence : - Oh !
Yvonne : - Comment oh !...
Florence : - Je voulais dire ah !
Yvonne : - Ah !
Florence : - Bref... Vous savez et il faut que je sache ! Je suis mariée avec votre fils depuis trois ans,
professionnellement comme personnellement, vous savez pouvoir compter sur moi, bref, je dois tout savoir désormais. Pourquoi votre mari refuse de lui laisser l’étude ?
Yvonne : - Ah !
Florence : - Comment ah !
Yvonne : - Ah ! Mon fils ! Mon petit trésor !
Florence : - Il a maintenant 38 ans. Il a l’ensemble de ses diplômes. Il a montré ses compétences à Cahors. Madame Yvonne, j’ai le droit de savoir. Je sens comme un secret planer au-dessus de cette maison.
Yvonne : - Ah ! Demandez au seul maître dans cette étude.
Florence : - Je suis sa secrétaire.
Yvonne : - Pas toujours.
Florence, troublée : - Mais quand je ne suis pas sa secrétaire... Il me parle comme à une enfant.
Yvonne : - Ah !
Florence : - Comment ah !
Yvonne : - Je voulais dire hé !
Florence : - Il faut que je sache la vérité. J’ai parfois l’impression que votre mari n’aime pas votre fils.

Livre Les secrets de maître Pierre, notaire de campagne .




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